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jeudi 18 août 2016

Les Pommes de Cézanne - aquarelle

Grâce au lien transmis ce matin par Jo (Bluemoon), j'ai pu avoir accès à une image précise du tableau "Les Pommes" de Cézanne que j'ai déjà tenté de représenter hier (voir article précédent). J'ai retenté l'expérience aussitôt : même papier (Arches, extra rugueux), format légèrement supérieur : 20 x 16,5 cm.
L'aquarelle terminée et scannée. En dessous, les étapes

Tracé du motif en essayant cette fois d'être plus précise

A la différence de la première version, j'ai choisi de commencer par les teintes froides

Ajout d'un peu de jaune de Naples et de jaune de cadnium

Magenta et vermillon pour l'aspect rouge et orangé des pommes

Je joue avec les couleurs pour rendre les nuances et les reflets

Voilà déjà le fond qui se prépare. Les ombres sont posées

La photo de l'aquarelle terminée...

... que voici à côté de sa "petite soeur" réalisée hier

mercredi 17 août 2016

Les Pommes selon Cézanne - aquarelle

Hier en fin d'après-midi j'ai ressorti un rouleau de feuilles de papier à aquarelle Arches, format raisin, dont un ami m'a fait cadeau il y a deux ans. Les feuilles sont roulées, un peu jaunies car cet ami les avait depuis pas mal de temps dans son atelier, et j'en ai découpé un petit format pour tester enfin ce papier tant prisé des aquarellistes. Au dos de trois de ces feuilles, une inscription à la main : "Extra rugueux". Dans le rouleau, deux autres feuilles sans mention mais d'une texture beaucoup plus lisse.
C'était une véritable expérience pour moi que de peindre à l'aquarelle sur ce genre de texture. Déroutant ! J'ai enfin mieux compris ce que signifie "travailler dans le mouillé" car le papier met du temps à s'imprégner de l'eau chargée de pigments.
Mon motif du jour est celui des pommes, à la façon de Paul Cézanne. J'ai cherché sur Internet plusieurs toiles de Cézanne avec le motif qui l'a rendu si célèbre et l'une d'elles m'a particulièrement plu par sa composition et ses couleurs. Par contre, je ne trouve aucune indication de la taille de la toile de Cézanne (une huile sur toile). J'ai enregistré l'image (très petite hélas) pour l'afficher sur mon pc. C'est une toile que je ne connaissais pas. Elle a fait l'objet d'une vente à New-York en mai 2013 et voici le lien de l'article de presse. ICI. Voici quelques étapes de mon travail.
 
Les feuilles de papier Arches que j'ai ressorties hier


J'ai fixé ma feuille (découpée) sur un carton à dessin

Mes premiers jus - on voit que le papier n'a pas encore absorbé tout le liquide

Ebauche de l'assiette. Comme la représentation que j'ai est toute petite je dirais que c'est plutôt une peinture "à la façon de" qu'une tentative de copie exacte. D'ailleurs, je crois que j'ai un peu décalé les pommes de droite par rapport à la toile originale. Qu'importe, je poursuis mon travail.





lundi 15 août 2016

Perspectives : arrivée sur la Place Stanislas à Nancy

Finalement j'ai poursuivi le dessin dont je parle dans l'article précédent. Je l'ai scanné. Je travaille sur une feuille 24 x 32 de papier Canson pliée en deux. Par le fait, pour l'aquarelle, ça va encore gondoler un peu. Ah, Venise et ses gondoles... Encore une histoire d'eau et de canalisations (voir article précédent).

 
J'ai commencé par tracer les grilles en fer forgé avec un stylo noir de marque Staedler, pigment liner 0.4 (donc indélébile lors de la mise en aquarelle - j'ai testé avant) et les feuillages à l'or fin des grilles Jean Lamour avec un stylo bille couleur or de chez Pilot, Choose 0.7. Puis un peu de terre de sienne naturelle pour les bâtiments dans la lumière et de l'ombre naturelle pour ceux dans l'ombre. Du gris de Payne bleuté pour le moment pour la statue du roi Stanislas.

Du gris de Payne (non bleuté) est venu s'ajouter (ci-dessous) à mes couleurs


A cette étape de mon aquarelle je n'ai utilisé que les couleurs citées précédemment. Même étape ci-dessous en photo devant mon pc qui affiche la photo dont je me sers comme modèle et dont je parle dans l'article précédent.


Les deux stylos dont je parle au début de l'article


J'ai ajouté le ciel (bleu de cobalt, puis un peu de manganèse), du magenta ici et là, encore du gris de Payne par endroit, de la verdure en imprégnant mon pinceau avec du bleu outremer et de l'ocre de titane doré (j'ai noté le nom des couleurs au-dessus de mes godets, c'est comme cela que je sais), et un peu de vert oxyde de chrome ajouté à de l'outremer pour le feuillage plus foncé.
 
J'ai scanné l'aquarelle en mode "document" pour que les couleurs soient plus jolies.
 
  
Voilà. C'est sûrement encore un peu maladroit pour des experts mais ayant un gros différend à régler avec les perspectives, je trouve que je ne m'en suis pas si mal sortie.
Ah oui, pour ceux et celles qui ne connaissant pas la ville de Nancy, c'est l'arrivée sur la place Stanislas lorsque l'on vient de la rue Sainte-Catherine. Donc si je ne me trompe pas, à gauche de l'image c'est l'angle du bâtiment Hôtel de la Reine et à droite ce devrait être l'Opéra (l'angle du bâtiment).
En face, sur la droite, le musée des Beaux-Arts et à gauche le café du Commerce.
D'ailleurs si vous voulez faire un petit tour sur la place j'ai trouvé ce lien .
Vous pourrez pivoter sur vous-même et faire tout le tour de la place. Bonne visite :-D

Perspectives

Depuis que j'ai découvert les lois de la  perspective à un point de fuite - il était temps au  bout de vingt ans de gribouillages et de dessin en amateur - je ne m'en lasse plus. (il me restera à explorer les perspectives à deux et à trois points de fuite !!!). D'ailleurs je ne vois plus le monde qui m'entoure de la même façon. Quand je suis arrêtée quelque part, je regarde et je me demande "mais où est donc le point de fuite ?" Voilà qui me réconcilie avec les fuites après toutes celles que j'ai eu à subir depuis le début de l'année au niveau de mes tuyauteries. Autrefois, quand j'allais quelque part, je cherchais des yeux la sortie. Maintenant, je cherche le point de fuite.
Bref, ce matin, je me lance un nouveau défi à partir d'une photo assez imprécise en détails car prise hier matin très tôt en contre-jour, éclaircie sous Paint, et recadrée, que j'affiche sur mon bon vieux pc. Rapidement (yes!!! ) j'identifie le point de fuite probable. Et je trace, je trace, des lignes verticales, horizontales, et bien entendu diagonales puisque c'est là que le point de fuite si important aux yeux des artistes professionnels et des architectes entre en jeu.
Au point où j'en suis - dessin inachevé au crayon - je fais une pause. Après avoir fait cela, j'ai les yeux explosés comme si je venais de fumer trois joints (enfin je suppose car je ne fume pas de joints - encore une histoire qui me ramène à la plomberie, décidément), mes lunettes de vue n'étant plus très adaptées à mes yeux, l'ordonnance datant de novembre 2011. Il va être temps que je me décide à téléphoner à un ophtalmo pour prendre rendez-vous. Heureusement que j'ai des lessives à aller étendre de temps en temps pour lâcher un peu et permettre à mes yeux de se détendre (quand au linge, je l'étends).
Je n'ai pas encore travaillé les détails des deux façades situées de part et d'autre de la scène centrale. J'en avais un peu assez et je me demande même si je vais continuer. Mais bon, cela me donne déjà matière à écrire un petit article pour que mon amie Nadine puisse tester demain matin la réussite ou non de sa nouvelle inscription à mon blog et ravir mon amie Ambre qui je le sais est la plus fidèle visiteuse de mon blog. Bisous à vous deux au passage.
L'image affichée sur mon pc
Le tracé au crayon au point où il en est à l'heure où je rédige cet article

samedi 13 août 2016

Petite démonstration pour Ambre : les réserves au drawing-gum

Mon amie Ambre m'a demandé dans un récent commentaire ce que sont les réserves au drawing-gum. Juste avant de vous moquer, je rappelle que je suis amateur (-trice ???) dans la peinture même si mon amateurisme se poursuit depuis maintenant un peu plus de vingt années mais vingt années où je n'ai pas forcément beaucoup peint ou dessiné. J'ai pratiqué par périodes. Je n'ai reçu aucune formation (et ça se voit ;-D) dans le dessin ou la peinture : je vais donc expliquer avec mes mots qui ne sont pas ceux d'un professionnel.
 
Pour expliquer j'ai repris quelques images des étapes d'une aquarelle où le drawing-gum s'est avéré (pour moi) absolument indispensable : représenter de la dentelle et des rubans.
 
 
Voilà. J'avais un modèle de ce que je voulais (re)produire. Après avoir réalisé le dessin, j'ai fait des réserves au drawing-gum sur les parties délicates : la dentelle de la coiffe, celle du col, les rubans et, ici, à l'extérieur du visage de la jeune bretonne pour que mon contour de visage soit bien net (chose que je fais rarement mais j'ai vu cela en revisionnant les photos). J'ai entouré sur la photo le pot de drawing-gum, le même depuis des années et des années (combien ????), et la plume qui m'a servi à le déposer sur le dessin.

 
Ici comme tu le vois j'ai peint la partie visible du corps et du visage de la jeune femme - et ses cheveux - et je peux déposer l'aquarelle sur le visage sans avoir peur de "déborder" grâce à ma réserve au drawing-gum qui empêche la peinture d'aller au-delà.

 
A ce stade, j'ai déjà bien avancé et j'ai entrepris de faire le fond du dessin. Grâce au drawing-gum (on le voit bien sur cette photo, n'hésite pas à cliquer sur l'image pour l'agrandir) j'ai pu badigeonner le fond allégrement et surtout la dentelle de la coiffe car il est important ensuite que l'on voit le fond à travers la dentelle. J'ai visiblement (je redécouvre en même temps que toi ou presque) passé un peu de drawing-gum sur la partie intérieure du visage cette fois pour protéger le profil (et j'ai donc préalablement retiré le drawing-gum qui était sur la partie extérieure en début de réalisation).

 
Ici j'ai retiré le drawing-gum. Apparaissent en blanc les parties que j'avais réservées (sauf celle que j'avais déjà peinte et que je voulais juste protéger). Sur cette photo, j'ai déjà commencé à passer des jus très dilués sur la dentelle de la coiffe et des rubans pour donner l'effet de la lumière sur le blanc : du bleu, du magenta, du jaune, ...

 
J'ai dû passer (si ma mémoire est bonne) un peu de gris de Payne, au moins par endroits, sur la dentelle du col du vêtement. Et sans doute réajuster les détails de la dentelle.

 
La coiffe, avec ses nuances de magenta, bleu, jaune, du gris de Payne aussi pour les parties ombrées.

Et voilà donc le rendu final que je n'aurais pas pu réussir sans ces fameuses réserves au drawing-gum.
 
 

vendredi 12 août 2016

Le château de Lunéville - Art Postal

Hier, je me suis rendue au château de Lunéville, le château du roi Stanislas, duc de Lorraine et de Bar, roi déchu de Pologne et beau-père de Louis XV, roi de France. C'est lors de son décès en 1766 que la Lorraine a rejoint le royaume de France.
A partir d'une photo prise sur place, j'ai fait une petite aquarelle avec pour objectif d'en modifier le format d'origine et d'en faire un art postal pour mon amie Nadine.
L'aquarelle sur une feuille de papier Canson

Le tracé au crayon

Quelques réserves au drawing-gum

Pour une fois, j'ai commencé par le ciel, nuageux par endroits

 


L'ombre a été portée sur le château à droite de l'image




Là j'ai plié ma feuille pour en faire un pli postal

Dans le cadre de l'Art Postal, j'ajoute des motifs. A droite, le profil de la statue du roi Stanislas qui se trouve sur la place du même nom à Nancy (Lorraine, 54). A gauche, les initiales de sa majesté que l'on retrouve de nombreuses fois sur les grilles Jean Lamour de la place Stanislas à Nancy.

Un petit tableau qui fait l'affiche du deux-cent-cinquantenaire du rattachement de la Lorraine à la France. C'est un portrait du roi Stanislas par un Lorrain de Champigneulles.

Mon amie Nadine ayant la même initiale de nom de famille que le roi de Pologne, Duc de Lorraine et de Bar, j'ai réutilisé la même initiale que celle rendue célèbre par Jean Lamour. L comme Lumière, L comme Lorraine, L comme Leszczynski, L comme ... mon amie Nadine L. , L comme Lunéville.

Petit temps de séchage pour la colle qui va transformer cette feuille de Canson en enveloppe acheminable par la poste

Séchage fini. Il me restera à compléter le nom et l'adresse.

Quelques petits ajouts au stylo. Vite, à la Poste...

La photo prise hier qui m'a servi de modèle
 
Je n'y ai rien mis depuis deux ans je crois mais il a le mérite d'exister encore : voici donc le lien de mon précédent blog consacré à l'art postal si le coeur vous en dit. Je crois que vous ne pouvez plus y mettre de commentaires et en tout cas je n'y prends plus les messages. Mais le blog est encore accessible et contient de nombreux arts postaux envoyés et reçus pendant plusieurs années.
De jolis souvenirs pour moi en tout cas.